THÉRAPEUTES (histoire religieuse)


THÉRAPEUTES (histoire religieuse)
THÉRAPEUTES (histoire religieuse)

THÉRAPEUTES, histoire religieuse

Sorte d’ordre monastique du judaïsme alexandrin. Philon, dans son De vita contemplativa , dont l’authenticité est d’ailleurs discutée, décrit le mode de vie, aux environs du lac Maréotis, dans la lagune d’Alexandrie, de ces «thérapeutes» qui étaient des ascètes: anachorètes des deux sexes, vivant dans de petites habitations individuelles. Ils ne se réunissaient que le sabbat et le cinquième jour de la semaine. Ils se livraient à la contemplation, pratiquaient l’allégorie dans l’interprétation de la Loi de Moïse, composaient des poèmes liturgiques. Aujourd’hui, l’historicité des thérapeutes ne fait plus de doute. Il convient de les considérer non comme des sectaires ou des schismatiques, mais comme les représentants d’un courant authentique du judaïsme alexandrin, d’une tendance très voisine de celle que Philon lui-même incarna. Bien que les thérapeutes fussent distincts des esséniens — ces derniers, dont Philon traite par ailleurs, étant moins contemplatifs et bien plus communautaires —, il est très probable qu’il y eut des liens entre les deux groupes. On se demande même si des relations n’existèrent pas entre les thérapeutes égyptiens et les fraternités essénisantes de Qumr n: dans la grotte IV on a découvert des fragments de la Septante, d’origine alexandrine.

Eusèbe de Césarée (Histoire ecclésiastique , II, XVII) voit dans les thérapeutes des moines chrétiens.

Encyclopédie Universelle. 2012.


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